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Le parlementaire Freddy sera traduit devant la Justice PDF Imprimir E-mail

M. Freddy Guevara a été accusé par le Ministère public vénézuélien d’avoir commis des crimes graves de violence pendant les mois d'avril et juillet 2017. À cet égard, il faudrait préciser qu’il est absolument faux que le député mentionné ci-dessus ait été condamné par la Cour suprême du Venezuela, et qu'il ait été illégalement privé de son immunité parlementaire.

La Cour Suprême de Justice du Venezuela (TSJ) n'a émis aucune condamnation contre le citoyen Freddy Guevara. L'action du TSJ n'a eu pour but que mettre l'accent sur la confirmation du fait que le Bureau du procureur général a reçu des preuves suffisantes pour justifier des poursuites judiciaires à l’encontre du citoyen susmentionné, et que par conséquent, celui.-ci devrait être placé à la disposition de la justice vénézuélienne avec toutes les garanties légales d’une procédure régulière propre à une démocratie.

Entre avril et juillet 2017, le Venezuela a connu une escalade de violence politique grave qui a été contenue par des méthodes juridiques, et dépassée par des voies démocratiques par la tenue d’élections populaires de l'Assemblée nationale constituante, une assemblée de nature juridique, légitime et plénipotentiaire élue le 30 juillet 2017 par plus de 8 millions de personnes, soiy 41,5% des électeurs inscrits sur le territoire, et ce, à travers d’élections libres et transparentes contrôlées et accompagnées de nombreux observateurs internationaux.

Le peuple vénézuélien a voté, mais il a aussi dû faire face aux menaces, harcèlement et attaques armées dans certaines régions du pays. Ce peuple a donné un message de paix clair et a exprimé un rejet populaire fort aux facteurs qui ont provoqué, encouragé et exécuté ce plan violent. Cette participation populaire importante au vote a mis un terme à un cycle de violence qui ne doit pas rester impuni, ou se répéter.

Dans ce contexte, et dans le but de renforcer la paix, des mécanismes juridiques ont été activés pour garantir une procédure régulière visant à clarifier les faits, rendre de la justice et réparer le préjudice des victimes.

À ce jour, les enquêtes du Conseil national des droits de l'homme du Venezuela ont établi que, lors de cette période de violences, il y avait eu plus de 4.300 actes de violence politique dans le pays au cours desquels au moins 120 personnes avaient trouvé la mort ; il est probable que ce nombre de décès augmente plus encore avant à la fin des enquêtes en cours.

Parmi les actes haineux, ont été recensés 29 cas de personnes brûlées vives, 9 d’entre elles en sont mortes et 20 autres souffrent de graves problèmes de santé suite à leurs brûlures. A part la perte irréparable de la vie et les blessures physiques et psychologiques graves causées à des centaines de victimes, les actes de violence se sont manifestés aussi par plus d'une centaine d'attaques contre des installations publiques et privées, des moyens de transport public, des écoles, des lycées, des centres hospitaliers, des banques, des magasins et même des installations militaires.

Par ailleurs, la vérité, la justice, la paix et la réconciliation nationale sont des revendications de la société vénézuélienne que l'Etat est dans l'obligation constitutionnelle d’assurer et de faire respecter. Pour honorer ses obligations, l'Assemblée nationale constituante a créé la « Commission pour la vérité, la justice, la paix et la tranquillité publique », qui œuvre de concert et de manière coordonnée avec la « Commission nationale des droits de l'homme », ainsi qu’avec d'autres institutions de l’État compétentes en la matière. Cette commission a aussi approuvé la « Loi contre la haine, pour la cohabitation pacifique et la tolérance. »

Dans ce cadre de violence politique, Mr. Freddy Guevara a été l'un des leaders politiques les plus actifs et les plus connus ; il a aussi été l'un des leaders politiques qui ont ouvertement appelé au renversement du gouvernement légitime et constitutionnel du président Nicolas Maduro. La thèse fondamentale de la coalition des partis politiques de l’opposition nommé Mesa por la Unidad Democrática, pendant la période des manifestations violentes, a été l'appel à des manifestations de rue pour renverser le gouvernement national, soit par la démission forcée du Président soit à travers d’une négociation entraînant une « transition politique » vers un nouveau gouvernement. Cette stratégie s'appelait « Calle sin retorno » (aller simple) et le député Freddy Guevara a été l'un des principaux promoteurs de ce plan.

En pratique, la stratégie appelée « aller simple » était un plan de violence et d’insurrection. Cette stratégie consistait à montrer à travers les médias et les agences internationales, la puissance politique par des manifestations de rue massives, des affrontements avec les forces de l'ordre public en utilisant de jeunes gens et, dans certains cas des criminels sous contrat qui agiraient comme des groupes de choc; et par la suite, cela permettrait de blâmer le gouvernement des pertes humaines occasionnées, et combiner ces actions internes avec un plan sophistiqué de siège international enclenché depuis l'Organisation des États américains (OEA) et d'autres organismes multilatéraux, délégitimant le gouvernement du président Nicolas Maduro et présentant le Venezuela comme un État défaillant.

Voici une campagne d'agression symbolique et informative qui montrerait le pays plongé dans un chaos de non-gouvernabilité. Tout cela forcerait une «sortie politique» provoquée par la rupture ou la division interne du chavisme, ou supervisée depuis l'étranger à travers de la Charte démocratique interaméricaine.

En tant qu'organisateur, sponsor et instigateur des actions violentes, Freddy Guevara s’est montré et a personnellement coordonné de nombreux d'affrontements avec les forces de l'ordre, en particulier dans la municipalité de Chacao, à Caracas. Il a en outre mené une activité intense sur les réseaux sociaux, laissant ainsi un registre public de sa position de «leader de la résistance», et incitant de façon continue à ignorer les autorités et à la confrontation avec les pouvoirs légitimement constitués.

Au nombre terrible de 120 morts et des centaines de blessés, aux crimes de haine exécrables commis tels les actes de lynchage et le fait d’allumer le feu sur des personnes vives d’idéologie assurée ou présumée chaviste, il faut ajouter la manipulation des enfants et des adolescents qui ont été utilisés dans le conflit, fait que le Venezuela a dénoncé auprès de l'UNICEF en lui fournissant des témoignages, des preuves photographiques et audiovisuelles d’enfants et d’ adolescents préparant des cocktails Molotov et qui lançant des objets contondants lors de protestations violentes convoquées par la droite.

Des recherches menées par des groupes des droits de l'homme et de protection d’enfants et d’adolescents ont déterminé qu'un système complexe de recrutement et de financement a été mis en place pour provoquer ces degrés élevés de violence chez les jeunes gens, qui étaient souvent des mineurs, et qui reçurent entre 50 et 60.000 bolivars pour commettre des actes de violence ou pour affronter les forces de l’ordre. Par ailleurs, ils reçurent des armes illégales, des drogues illicites, du matériel de protection contre le gaz, des conseils «militaires», de la nourriture et même des soins médicaux. Dans le cas des enfants, on leur a aussi offert des bonbons et d'autres éléments pour les encourager à participer aux manifestations. Plusieurs de ces jeunes sont morts en manipulant de façon inappropriée des explosifs irréguliers, utilisés pour attaquer les forces de sécurité et délivrés par les leaders de l'opposition.

Pendant quatre mois de protestations violentes, le député Freddy Guevara a publiquement affirmé être l'un des leaders de ce plan et, en cette qualité, il est entré en contact avec de nombreux agents internationaux pour légitimer l'action insurrectionnelle dans le monde entier. En ce sens, le Conseil national des droits de l'homme conclut dans son rapport sur les événements violents de 2017 : « Ces preuves nous amènent à déterminer la responsabilité des acteurs politiques dans les actes violents ».

Voilà pourquoi, dans le cadre des enquêtes menées par les institutions de l’État pour clarifier les faits et faire justice, le 2 novembre dernier, le procureur général de la République, Tarek William Saab, a présenté devant la Cour suprême de justice un bilan écrit énumérant des preuves suffisantes pour enquêter sur plusieurs délits présumés commis Mr. Freddy Alejandro Guevara.

Selon les enquêtes du ministère public, parmi les délits qui auraient été commis par le député Freddy Guevara, il y a l’utilisation d’adolescents pour commettre des crimes, la conspiration et l’incitation publique permanente lors d’événements violents produits entre avril et juillet 2017.

Le 3 novembre 2017, la Cour suprême de justice s'est prononcée sur les éléments présentés par le Bureau du Procureur général, déclarant que le citoyen Freddy Guevara a prétendument commis les actes signalés, lesquels sont visés par la Loi organique contre le crime organisé et le financement du terrorisme, le Code pénal et la Loi organique pour la protection de l'enfant et de l'adolescent. Par ailleurs, l'arrêt prévoit que, dans les cas de flagrant délits, tels que ceux mentionnés ci-dessus, le jugement préalable ne procède pas constitutionnellement et que toutes poursuites engagées contre le citoyen Freddy Guevara doivent être faites par des tribunaux ordinaires compétents ; l'arrêt ordonne aussi l'interdiction de quitter le pays.

L'affaire du citoyen Freddy Guevara a été déférée devant l'Assemblée nationale constituante qui, dans l'exercice de ses compétences et pouvoirs constitutionnels, a répondu à la demande du Procureur général et a salué la décision de la juridiction suprême de la République en autorisant la destitution du parlementaire pour ainsi entamer une procédure judiciaire dans le respect de la procédure régulière, du droit à la défense et d’autres garanties juridiques.

L'accusation du Procureur était fondée sur des témoignages d'enfants et d'adolescents et de leurs familles qui ont déclaré avoir été recrutés et utilisés par le député Freddy Guevara et d'autres dirigeants de l'opposition pour participer dans les manifestations violentes. De même, le Ministère public a largement documenté les événements de communication publique, tels que les déclarations de presse, les messages et les vidéos sur les réseaux sociaux, qui montrent Freddy Guevara en sa qualité d'organisateur et opérateur politique du plan « aller sans retour ». Certains d'entre eux sont récupérés dans ce rapport.

Dans son document, le Procureur général considère que, en ce qui concerne les crimes dont il est accusé, le député Freddy Guevara continue à être en faute et donc le jugement préalable ne procède pas conformément aux dispositions de la Constitution et des lois qui régissent les procédures d'action pénale contre les hauts fonctionnaires. La Cour suprême de justice a répondu par l’affirmative à la demande du Procureur de déterminer la faute flagrante de l'affaire susmentionnée.

Par conséquent, le citoyen Freddy Guevara doit être jugé par des tribunaux ordinaires, et maintenant il a la condition de personne inculpée. Les délits qui lui sont imputés sont des cas de flagrant délit. Après avoir entendu la demande de présentation devant un tribunal, le député Freddy Guevara, l'un des principaux dirigeants et l'un des participants les plus actifs dans les manifestations violentes en 2017, s'est réfugié à l'Ambassade de la République du Chili, dénonçant une persécution inexistante et échappant à sa responsabilité de répondre de ses actes devant la justice vénézuélienne.

Enfin, il est pertinent de mentionner certains messages et déclarations publiques du citoyen Freddy Guevara lors de l'escalade de violence entre les mois d’avril et de juillet 2017:

Des messages collectés par différents médias et réseaux sociaux:

  • « J'ai été élu pour renverser ce maudit Gouvernement »
  • « La fin est indéniable, le changement au Venezuela est une réalité »
  • « Notre adversaire est l'État… »
  • « Ce leadership politique ne se rendra pas parce que notre problème ce n'est pas l'assemblée constituante, c'est la dictature »
  • « Aujourd'hui le Venezuela réaffirme que nous continuons la rébellion »
  • « Personne ne transitera par l’arrêt de bus La Bandera, personne ne voyagera»
  • « Tout le monde doit rester chez lui, sauf pour aller bloquer vos rues et vos avenues »
  • « Les protestations vont continuer même si l'Assemblée national constituante est suspendue, parce que notre objectif est la chute de la dictature »
  • « Maintenant, il est temps de serrer les coudes! »
  • “Le mercredi et le jeudi, personne ne sortira de chez lui, le pays s'arrête »
  • « Le peuple du Venezuela doit appeler à une grève générale. Tout le monde doit venir à Caracas pour s'engager dans un boycott civique-électoral pour arrêter la fraude électorale »
  • « Ce sont les heures définitives et décisives pour l'avenir du pays » 
  • « Le 16 juillet sera la première élection organisée par le peuple, en ignorant l'État »
  • « Après le plébiscite contre l'ANC, une chose jamais vue arrivera dans notre pays… « il y aura une insurrection totale »
  • « Le peuple a décidé que Nicolas Maduro renonce au pouvoir, nous sommes dans la lutte avec les citoyens dans la rue, il n'y a pas de retour en … »
  • «  Après le plébiscite, l'heure zéro commencera sur tout le territoire national.
 

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